

« Les vrais héros ne portent pas de couronnes, ils tissent des ponts entre les cœurs. » Un peuple libre ne naît pas, il se construit. Un héros n'est pas sculpté dans le marbre, il est semé dans l'action humble et récolté par les peuples unis. » Hommage aux figures anonymes, comme Hipolita et Matea, dont l'influence dépasse les frontières.
Félicitations à l'excellence Laura Suarez, ambassadrice du Venezuela, pour cette cérémonie à Brazzaville en l'honneur de Simon Bolivar, avec la participation active du groupe vénézuélien « Madera ».
Pourquoi cette cérémonie en Afrique ?
1. Simon Bolivar a en effet été élevé par deux esclaves noirs d'origine africaine. Il sert d'outil pour unir les nations du Sud global.
2. Récit commun : rappeler que l'Amérique latine et l'Afrique partagent des ennemis historiques (le colonialisme et l'impérialisme).
3. Le legs de Chavez : le commandant Hugo Chavez avait institutionnalisé l'exportation de l'iconographie bolivarienne via des programmes comme Alba-TCP.
4. Simon Bolivar est le symbole des luttes pour la souveraineté en Amérique latine et en Afrique.
5. Image comparative des liens entre la révolution bolivarienne sous Chavez et Maduro, et les résistances africaines.
6. Utilisation de la figure de Bolivar pour légitimer des alliances contre l'hégémonie occidentale.
7. Symbolique pour témoigner de l'engagement de la République bolivarienne du Venezuela dans une coopération Sud-Sud.
Ce n'est pas un événement protocolaire, mais un geste qui témoigne de l'unité entre l'Afrique et le Venezuela. La plupart des Africains ordinaires ignorent l'apport de Simon Bolivar à la libération de l'Afrique, ainsi que son histoire liée au continent. Certains analystes occidentaux estiment que le Venezuela n'entretiendrait pas de liens historiques avec l'Afrique. Or, Simon Bolivar est un pont par excellence reliant l'Afrique et l'Amérique latine. Les lacunes intellectuelles concernant l'histoire de l'Afrique et de l'Amérique latine peuvent être comblées par des actes diplomatiques à l'impact visible, à travers l'exécution de plusieurs projets et manifestations.
Les actions de l'ambassadrice Laura Suarez sont une question intéressante qui témoigne de sa curiosité pour les dimensions culturelles des liens politiques entre l'Afrique et l'Amérique du Sud. Simon Bolivar, icône de la libération de l'Amérique latine, a été élevé selon la tradition africaine. Il a hérité des us et coutumes de l'Afrique en lutte contre la domination étrangère.
L'ambassadrice Laura Suarez est une référence du rôle joué par Hipolita et Matea pour la fondation révolutionnaire de Simon Bolivar. Le héros Simon Bolivar est l'icône des Afro-descendants vénézuéliens. Célébrer la fête en l'honneur de Simon Bolivar au Congo-Brazzaville est un grand geste qui cimente les relations entre les Africains et le Venezuela.
Hipolita et Matea montrent au monde entier que l'Afrique peut offrir une bonne éducation aux mères adoptives et aux femmes des autres continents.
Dans une lettre de 1925, Simon Bolivar exprime sa reconnaissance à sa mère adoptive en ces termes : « Je l'ai portée dans mon cœur… Elle est la seule mère que j'ai connue. » Cela explique la place de la maternité noire dans l'iconographie vénézuélienne. Hugo Chavez a nommé un programme social en l'honneur de la femme africaine qui a élevé Simon Bolivar (Mission Hipolita). Ceci montre au monde entier que la femme africaine a une vocation gouvernante et éducative et qu'elle s'occupe mieux de l'éducation quotidienne, axée sur des valeurs de socialisme et de liberté pour les peuples. Simon Bolivar ayant reçu une éducation africaine, il est nécessaire de célébrer en Afrique ce géant de la libération de l'Amérique latine. C'est aussi une manifestation à l'honneur de la femme africaine.
La journée nationale de la Maternité au Venezuela est l'expression de la reconnaissance, en Amérique latine, du rôle de la femme africaine dans l'éducation des enfants. Simon Bolivar est le symbole authentique des Afro-descendants ; il représente l'histoire de la lutte des Noirs en Amérique latine. Il explique le rôle autrefois joué par les esclaves noirs d'origine africaine en Amérique.
À cet égard, l'Afrique est toujours solidaire du régime chaviste, car ce dernier met en avant l'importance de l'héritage afro-vénézuélien pour justifier sa rhétorique anti-impérialiste.
Hipolita et Matea sont nées au Venezuela, mais leurs parents, des esclaves originaires d'Afrique, y sont nés. Pendant l'esclavage, les noms complets incluaient souvent celui de leurs propriétaires (Bolivar, marquant ainsi leur statut d'esclaves). Ainsi, les deux femmes qui ont élevé Simon Bolivar portaient les noms complets : Hipolita Bolivar et Matea Bolivar. Hipolita et Matea incarnent la puissance éducative de la femme africaine. La puissance de la femme africaine dans la libération des peuples opprimés. L'apport de la femme africaine à la construction d'une société juste et révolutionnaire. La puissance de la femme africaine dans la lutte contre l'impérialisme, l'esclavage, le colonialisme et le néocolonialisme. Elle reflète la puissance politique et idéologique de la femme noire.
Fêter Simon Bolivar en Afrique est un rituel diplomatique et intellectuel qui renforce les alliances stratégiques fondées sur une mémoire partagée des résistances anti-colonialistes, et qui exprime une vision commune contre l'ingérence occidentale.
La diplomatie entre le Venezuela et l'Afrique repose sur des liens historiques, des intérêts stratégiques communs et une vision anti-impérialiste partagée. Il faudra prévoir :
1. - l'envoi de médecins vénézuéliens en Afrique, sur le modèle de la mission Barrio Adentro ;
2. - un projet éducatif avec l'octroi de bourses d'études pour la formation scientifique des enfants africains ;
3. Des projets d'échange de technologie, avec mécanisation agricole vénézuélienne contre l'expertise africaine en culture tropicale.
4. Le programme Petrocaribe peut être étendu à plusieurs pays africains.
5. Des accords techniques sont conclus entre le Venezuela et les pays africains producteurs de pétrole pour l'exploitation et le raffinage.
L'alliance entre le Venezuela et l'Afrique est donc une grande histoire de succès, de gloire et de dignité. L'histoire de Simon Bolivar nous rappelle que les bâtisseurs de paix et de liberté sont souvent des femmes, des esclaves et des anonymes. Simon Bolivar est un jardin où se mêlent les cultures africaine et latino-américaine. C'est un grand symbole d'unité entre Africains et Amérindiens dans la lutte contre l'oppression. Thomas Sankara disait : « L'esclave qui ne prend pas part à la révolte ne mérite ni pitié ni compassion. »
Honneur à Simon Bolivar !
Vive la solidarité entre l'Afrique et l'Amérique latine !
Vive la femme africaine !
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! »
Boswa Isekombe Sylvere, secrétaire général du Parti communiste congolais. Le lion au cœur rouge.