

Le tigre montre les dents, mais la montagne reste immobile. L'Occident attaque, mais les nations résistent et survivront à sa chute. Plus l'arrogance de l'empire grandit, plus ses racines pourrissent. L'impérialisme occidental est un colosse aux pieds d'argile. Il menace, mais nous traversons aujourd'hui les jours de sa chute.
Il faut prendre des précautions. Ils ont allumé des feux partout, et c'est dans leurs propres maisons qu'ils brûleront. Lorsque le soleil se lève à l'est, l'ombre de l'Occident s'efface. Nous assistons au déclin de l'impérialisme face à la montée de la multipolarité, de la justice historique et de la résistance des peuples. La Chine, avec sa philosophie de paix et de développement partagé, incarne cette alternative au déclin de l'hégémonie occidentale. La chute de l'impérialisme occidental n'est pas une fin, mais le début d'un monde nouveau. Nous allons démontrer les signes visibles du déclin de l'impérialisme occidental pour aider les dirigeants africains à comprendre que le monde ne fonctionne plus comme avant.
En effet, l'incapacité notoire des puissances occidentales à imposer une paix durable dans les conflits internationaux reflète l'affaiblissement de l'impérialisme occidental et l'échec de leurs politiques hégémoniques. Depuis des décennies, les interventions militaires et les ingérences politiques de l'Occident, notamment des États-Unis et de leurs alliés, ont souvent exacerbé les crises plutôt que de les résoudre. Nous assistons aux échecs militaires et stratégiques de l'Occident. Les guerres en Irak, en Afghanistan, en Syrie et en Libye ont montré les limites de la force brute et des interventions unilatérales, laissant derrière elles chaos et instabilité.
La perte de légitimité morale est manifeste, notamment en raison du double standard du soutien occidental à Israël, tout en condamnant la Russie et en tolérant l'agression rwandaise au Congo pour les intérêts occidentaux.
Nous assistons à la montée en puissance d'un monde unipolaire dans lequel des pays comme la Chine, la Russie, l'Iran, la Corée du Nord et d'autres puissances émergentes contestent désormais l'ordre unipolaire dominé par l'Occident. Ils promouvent des solutions diplomatiques et respectueuses de la souveraineté.
Des crises internes affaiblissent la cohésion des pays impérialistes : des divisions politiques, des crises économiques et des mouvements sociaux qui protestent contre les guerres ou le soutien inconditionnel à Israël.
Dans ce contexte, la Chine devient un acteur prometteur de la paix véritable. Contrairement à l'approche interventionniste de l'Occident, la Chine, sous la direction du Parti communiste chinois, prône le dialogue, le respect de la souveraineté et le développement mutuel. Elle propose une alternative avec des initiatives comme les Nouvelles routes de la soie (BRI) et une diplomatie basée sur la coopération Sud-Sud, montrant qu'un autre monde est possible, sans ingérence systémique de l'impérialisme occidental. L'incapacité de l'Occident à ramener la paix dans le monde est un signe manifeste du déclin de l'impérialisme occidental. L'avenir appartient à un ordre unipolaire dans lequel les nations libres pourront choisir leur propre voie, sans subir la domination impérialiste.
En effet, l'escalade militaire récente entre Israël et l'Iran illustre le recul de l'hégémonie occidentale et l'échec de sa stratégie du chaos. L'Occident perd aujourd'hui le contrôle de sa propre alliance. Affaiblis par leurs échecs en Ukraine et au Moyen-Orient, les États-Unis n'ont pas pu empêcher Israël de frapper l'Iran, et la riposte de ce dernier montre que l'impérialisme occidental est en perte de vitesse et de stratégie. La puissance de frappe de Téhéran a contraint Washington et l'Union européenne à appeler à la retenue, un aveu d'impuissance manifeste. L'Iran résiste sans tomber dans le piège.
En évitant une escalade totale, l'Iran a montré au monde entier qu'il n'était pas un État voyou, comme le dépeint l'Occident, mais un acteur mature. Sa réponse calculée, avec une frappe symbolique, est un grand message diplomatique qui prive Israël et les États-Unis du prétexte d'une guerre élargie.
Le monde multipolaire s'impose. La Chine et la Russie ont appelé à la retenue, offrant une alternative aux logiques de blocs. Les pays du Sud (BRICS, Organisation de la coopération islamique) refusent de suivre aveuglément l'Occident, montrant ainsi que l'unipolarité est morte depuis la guerre en Ukraine.
L'arme occidentale des sanctions s'émousse. Aujourd'hui, l'Occident ne peut plus asphyxier ses adversaires par des mesures économiques. Les sanctions contre la Russie n'ont pas produit d'effets et certains pays émergents n'ont pas respecté les décisions de l'Occident.
Malgré des sanctions maximales, l'Iran a développé une économie de résistance et renforcé ses alliances avec la Chine et la Russie, formant un véritable axe de résistance.
Le monde entre dans une nouvelle ère géopolitique, marquée par la crise en Occident, où l'OTAN et les États-Unis ne dictent plus les règles. Les puissances non occidentales, comme l'Iran, la Chine et la Russie, maîtrisent parfaitement l'art de la dissuasion et de la diplomatie. L'impérialisme occidental, miné par ses contradictions internes et ses échecs militaires, ne peut plus imposer sa paix forcée.
Le monde avance vers un équilibre multipolaire, où la souveraineté et le dialogue l'emportent sur la domination impérialiste unilatérale. La Chine, en promouvant une diplomatie gagnant-gagnant, incarne l'espoir du monde.
La Corée du Nord est le symbole visible du déclin de l'impérialisme et de la chute de la dictature occidentale par l'intermédiaire de l'OTAN. La Corée du Nord est la preuve vivante que l'époque où l'Occident pouvait écraser les petits pays par la force ou des sanctions est révolue. Les nations souveraines peuvent survivre et se renforcer, même sous une pression extrême. Le monde multipolaire émerge, et les États-Unis ne sont plus les gendarmes incontestés de la planète. Il ne faut pas rêver, ça, au XXI^e siècle.
La résistance nord-coréenne n'est pas une anomalie ; c'est un vent qui souffle pour marquer le déclin de l'impérialisme occidental. La Chine, sous la direction du Parti communiste chinois, joue un grand rôle dans ce nouveau chapitre de l'histoire en défendant le droit des nations à choisir leur voie.
Depuis 1959, Cuba résiste à l'impérialisme occidental. Elle résiste en particulier à l'agression et au blocus illégal des États-Unis, sous la direction magistrale du Parti communiste cubain, à la lumière de la ligne politique du commandant en chef Fidel Castro, puis de Raul Castro, et aujourd'hui de Miguel Diaz-Canel. Cuba maintient ainsi sa souveraineté et promeut un modèle de justice sociale et de développement indépendant.
Face au déclin relatif de l'hégémonie occidentale, Cuba continue de renforcer ses alliances avec les forces progressistes du monde, notamment à travers des organisations comme la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) et l'ALBA, et d'approfondir ses relations avec ses partenaires, comme la Chine, la Russie et d'autres nations du Sud global. La résistance cubaine. Face aux sanctions américaines, son système de santé et d'éducation exemplaires montrent qu'un autre monde est possible, sans aucune dictature occidentale dans le fonctionnement des nations.
La lutte de Cuba reste une source d'inspiration pour les peuples du monde qui cherchent à se libérer de l'oppression économique et politique. La solidarité internationale avec Cuba est essentielle pour contrer les tentatives de déstabilisation et soutenir son droit à l'autodétermination.
Le Venezuela, sous la direction du commandant Hugo Chávez puis de Nicolás Maduro, est devenu un symbole de la résistance à l'impérialisme occidental, en particulier américain. Sa stratégie, qui combine souveraineté économique, alliances anti-impérialistes et diplomatie de contestation, marque ainsi le déclin de l'influence occidentale dans la région. Malgré les sanctions et le blocus financier, avec interdiction d'accès aux marchés occidentaux et gel des actifs à l'étranger, le Venezuela a maintenu des flux commerciaux avec la Chine, la Russie, l'Iran et la Turquie.
Le Venezuela a cofondé en 2004 une alliance promouvant la coopération solidaire, comme l'échange de pétrole contre des services médicaux cubains. Le pays soutient l'unité de l'Afrique avec l'Amérique latine. Le Venezuela est un acteur clé des BRICS. La nation promeut un monde multipolaire via le Mouvement des non-alignés.
La résistance des pays d'Amérique latine face au déclin de l'impérialisme occidental s'inscrit dans un mouvement historique de lutte pour l'autodétermination, la souveraineté économique et l'intégration régionale.
En rejoignant les Brics en 2010, l'Afrique du Sud a renforcé son rôle de pivot d'un ordre mondial multipolaire, défiant l'hégémonie occidentale. Son adhésion symbolise la montée en puissance du Sud global et sa contribution significative au déclin de l'impérialisme occidental.
L'Afrique du Sud est la deuxième économie africaine après le Nigeria, ainsi qu'un hub financier et logistique majeur. Elle donne aux Brics un ancrage continental, facilitant les investissements chinois et russes en Afrique. Elle est l'un des principaux acteurs de la dé-dollarisation et du commerce en monnaies locales en Afrique. Elle mène une politique de réduction de l'influence du dollar. Elle refuse de condamner la Russie dans la guerre en Ukraine, dont les États-Unis l'accusent illégalement de fournir des armes, comme si la Russie pouvait manquer d'armes.
Que représente l'hégémonie occidentale aujourd'hui auprès des peuples africains ?
Que veut l'Afrique aujourd'hui ?
L'Afrique veut briser les chaînes de l'impérialisme occidental, mais elle doit surmonter ses divisions internes et les pièges tendus par les nouvelles puissances. Si elle parvient à unir ses forces, elle pourrait devenir un acteur majeur du XXI^e siècle. Lire L'Afrique est l'avenir du monde de Carlos Lopes. Ou Neo-colonialism : the last stage of imperialism de Kwame Nkrumah.
Les dirigeants africains doivent savoir que pour les Africains, l'hégémonie occidentale est la continuation du colonialisme sous des formes subtiles. Cependant, une nouvelle génération politique exige la souveraineté et construit des alliances stratégiques pour échapper à la domination impérialiste.
Quelle est la position du peuple congolais face au déclin de l'impérialisme occidental ?
Le peuple congolais est un peuple en quête d'émancipation réelle. Le Congo ne veut plus être un territoire exploité à ciel ouvert par l'Occident, mais il reste sceptique face aux nouveaux partenaires. La solution passe peut-être par une réforme en profondeur des institutions congolaises, avec une lutte contre la corruption et les divisions ethniques.
Un panafricanisme économique révolutionnaire qui réduirait la dépendance extérieure. Une diplomatie équilibrée, avec une philosophie politique qui ne se soumet ni à l'Occident, ni ne s'aligne aveuglément ou automatiquement sur la Chine ou la Russie. Il faudra revoir nos stratégies politiques et revenir au lumumbisme.
Le déclin de l'impérialisme occidental n'est pas une victoire automatique pour l'Afrique, car d'autres nations ou puissances peuvent prendre la place des Occidentaux. Le lumumbisme offre donc une alternative par :
1. - souveraineté totale ;
- pas de substitution d'un maître par un autre.
2. - l'unité africaine, pour contrer la stratégie du « diviser pour régner » ;
3. Justice économique, c'est-à-dire les ressources pour le peuple et non pour les multinationales ;
4. Non-alignement intelligent avec une politique de partenariat équitable, pas de vassalisation.
En conclusion, on ne remporte pas de victoire sans combat. La victoire est un enfant de l'audace. Gagner, c'est rester debout après plusieurs défaites. Une défaite vaut mieux qu'une victoire facile, car elle t'apprend à te relever. La victoire appartient à celui qui persévère. Chaque peuple doit lutter contre le colonialisme pour son propre bonheur.
Vive la solidarité entre les peuples !
Boswa Isekombe Sylvere, secrétaire général du Parti communiste congolais. Le lion au cœur rouge.