

Comme le disait Lénine : « Un révolutionnaire doit être prudent comme un serpent et innocent comme une colombe ». Les Congolaises subissent l'infiltration avec cette histoire de la gestation d'une coalition de la gauche congolaise sous la conduite d'un leader politique qui se dit social-démocrate.
L'infiltration est une loi de la lutte des classes. Il faut rester vigilant et prudent, car la gauche révolutionnaire congolaise ne manque pas de leaders. Une organisation de gauche dans un pays où les communistes et les socialistes sont absents n'existe pas. L'impérialisme occidental est un outil de diversion. Il a le droit d'utiliser ses méthodes pour endoctriner le peuple, mais il ne peut pas jouer avec les mots pour embrigader le peuple congolais.
En effet, une gauche sans instruction et éducation révolutionnaire est une technique d'infiltration de l'impérialisme occidental dans les structures de la gauche congolaise. La solution ne réside pas dans la paranoïa, mais dans l'organisation rigoureuse, la vérification matérielle et la discipline collective.
Nous assistons en effet au phénomène des black blocs infiltrés. Dans certains pays, les policiers adhèrent à des partis de gauche afin de contrecarrer leurs actions. Plusieurs agents des services secrets sont souvent adhérents de partis communistes dans le but de liquider les idéologues du parti. Des policiers en tenue civile répondent au mot d'ordre d'une manifestation de la gauche dans les rues, mais ils viennent pour casser afin de justifier les arrestations des leaders de la gauche de ce pays.
Il faut lire le programme FIB et le programme COINTELPRO des années 60-70, qui a infiltré les Black Panthers et le mouvement anti-guerre, pour éviter d'adhérer à cette histoire de coalition de la gauche congolaise sous la coupe d'un opportuniste avéré. Il faut faire comprendre que la social-démocratie est une idéologie de révisionnistes et de réformistes, et qu'il n'y a rien de la gauche révolutionnaire dans cette affaire. La coalition de la gauche congolaise est une structure de provocateurs composée de militants trop pressés et dépourvus d'idéologie, qui veulent déclencher des actions sans principes.
La gauche révolutionnaire ne peut pas être réduite à des agitateurs dépourvus de tout axe politique. Il faut isoler cette gauche opportuniste sans violence. Le Parti communiste congolais invite les leaders de la gauche révolutionnaire congolaise à ne pas adhérer à cette manœuvre des agitateurs politiques. Il n'y a pas de gauche dans cette coalition de réformistes petits bourgeois. Adoptez une stratégie politique fondée sur la méfiance organisée pour contrer la contre-révolution sous couvert d'anonymat.
Des individus aux incohérences idéologiques, au changement idéologique radical sans principes, qui pensent être plus révolutionnaires que tout le monde à cause de l'argent, ne peuvent pas parler de la gauche congolaise. La gauche dispose de lieutenants politiques bien connus. Il faut éviter les positions provocatrices dans une société. La RDC est confrontée à une guerre d'agression ; les partis politiques patriotes doivent travailler en synergie contre cette agression, et non créer des structures politiques hybrides. La gauche n'est pas un mouvement d'éléments opportunistes.
La gauche congolaise doit savoir comment lutter contre l'infiltration au sein d'un mouvement politique. Il faut combattre l'infiltration de manière méthodique, en adoptant une approche à la fois offensive et défensive, sans céder à la paranoïa. Le Pcco prévoit d'établir bientôt une culture de la sécurité au sein de la gauche congolaise à l'aide de séances de contre-espionnage et d'étude de cas. COINTELPRO aux États-Unis, le RG en France, pour sauver la gauche congolaise et notre peuple. Les discours ne sont pas l'objet d'identification de la gauche, mais les actes. Il ne faut pas se fier aux discours des politiciens sans idéal ni principes.
Comment le matérialisme historique et dialectique peut-il favoriser une victoire significative de la gauche ?
Le matérialisme historique et dialectique n'est pas qu'une théorie, c'est une arme pour la lutte des classes. En comprenant activement les lois objectives de l'histoire et en intervenant dans les contradictions, le mouvement révolutionnaire peut transformer la défaite en victoire.
Le matérialisme historique et dialectique est une méthodologie développée par Karl Marx et Engels pour analyser les lois du développement social et le transformer en réalité. En tant que stratégie de victoire, il permet de comprendre et d'agir sur les contradictions de la société pour conduire à un changement révolutionnaire.
Comment appliquer cette stratégie pour remporter la victoire ?
Premièrement, il faut noter que le matérialisme historique vise à comprendre les lois de l'histoire. Il postule que les conditions matérielles (économie, mode de production) déterminent la structure sociale et politique. Il est nécessaire d'analyser les rapports de production. Toute histoire est l'histoire de la lutte des classes entre les esclaves et les maîtres, entre les serfs et les seigneurs, entre les ouvriers et les capitalistes.
Un marxiste se doit donc de connaître les crises capitalistes, c'est-à-dire les crises économiques. L'étude des phénomènes du chômage, de l'inflation et de la surproduction témoignant des limites du système capitaliste permet ensuite de créer des conditions révolutionnaires pour obtenir une victoire.
En 1917, Lénine a analysé les faiblesses du tsarisme pour organiser la révolution bolchevique. La crise économique et les guerres impérialistes doivent être considérées comme des outils par un parti politique pour amener le peuple à la révolution.
Deuxièmement, le matérialisme dialectique oriente le marxiste à agir sur les contradictions. Le changement vient de la lutte des opposés et il faut d'abord identifier les contradictions principales. Il faut savoir que le capitalisme signifie l'exploitation de l'homme par l'homme. Il faudra aussi identifier les causes de l'oppression, comme la discrimination raciale qui nous invite à lutter contre le racisme, la xénophobie, les clans tribaux, etc.
Nous devons étudier comment lutter contre les inégalités sociales dans notre société. Comment détruire le phénomène des enfants mineurs utilisés par les multinationales occidentales en RDC comme des esclaves ? Pourquoi les salaires sont-ils si faibles dans un pays potentiellement riche ? Il est essentiel de passer de la quantité à la qualité. Des petites victoires, comme la grève, la marche ou la désobéissance civile, peuvent aboutir plus tard à une révolution. Il faut éviter de travailler pour des mercenaires. Nous luttons pour instaurer le socialisme, mais pas pour hisser des agents des impérialistes à des postes dans l'État.
Pour la révolution chinoise sous le grand camarade Mao Zedong, il a combiné la lutte paysanne comme base matérielle avec une guerre prolongée, tout en exploitant les contradictions du régime féodal et de l'impérialisme japonais. Les impérialistes sont ses outils de mobilisation des masses pour créer une révolution. Aujourd'hui, le Parti communiste chinois est une référence en matière de transformation de la société chinoise.
Quelles sont les stratégies concrètes pour remporter la victoire ?
1. Agitation et propagande : la campagne contre le traitement inhumain et dégradant des enfants mineurs dans les provinces de l'ex-Katanga et du Grand Kivu doit interpeller la gauche congolaise. Les salaires de misère des travailleurs dans les sociétés multinationales en RDC doivent être au cœur de nos actions. Les riches sont-ils devenus riches par l'exploitation des ouvriers et des travailleurs, là où se cache la gauche congolaise ? Il faut lutter contre l'exploitation de l'homme par l'homme. Un investisseur qui quitte son pays pour exploiter les travailleurs et ouvriers congolais fait le jeu du système esclavagiste. Ceci doit être l'objet ou la cible d'attaques.
2. Organisation révolutionnaire. À l'image du parti bolchevique qui guidait les masses populaires dans une révolution. Le pays a besoin aujourd'hui d'un pays d'avant-garde pour libérer les ouvriers, les travailleurs et les paysans du joug des impérialistes. Il faut étudier stratégiquement les actions pour se lancer dans la bataille lorsque les éléments de la victoire sont en place.
3. L'internationalisme implique de garder à l'esprit que le capitalisme est mondial et que la solidarité avec les peuples colonisés est nécessaire, possible et indispensable. Une synergie de lutte pour écraser l'impérialisme doit rester notre credo.
La révolution n'est pas un outil dogmatique ; il faut adapter les méthodes de lutte aux réalités sociologiques du milieu. L'expérience des contradictions en Chine sous Mao, à Cuba sous Fidel Castro, en Corée du Nord avec Kim Il Sung ou au Viêt Nam avec Ho Chi Minh ne sont pas identiques à celles de la RDC et de l'Afrique. Le capitalisme doit subir la défaite par la force de la révolution prolétarienne. Les acteurs opportunistes pensent que le capitalisme peut être réformé sans révolution.
Le lion ne négocie pas avec des moutons. Friedrich Engels disait : « Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre. » Fidel Castro est lucide : « Nous ne craignons pas l'impérialisme américain, nous méprisons son hypocrisie. » Noam Chomsky estime quant à lui que « l'empire américain est la plus grande menace pour la paix mondiale ». Nous n'avons pas besoin de l'impérialisme international, d'ailleurs le capitalisme ne régnera pas toujours.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Boswa Isekombe Sylvere
Secrétaire général du Parti communiste congolais, le lion au cœur rouge.